lundi 9 avril 2012

Goodbye France!


Les États-Unis. Cela devait être un tirage en notre faveur. Malheureusement, la France a dû faire face à plus fort qu'elle. Les Français avaient choisi la terre battue pour faciliter Gaël Monfils, mais celui-ci étant absent, le principal atout n'en était plus tellement un. Même avec le forfait de Mardy Fish, les joueurs de Guy Forget se sont retrouvés face au numéro 11 mondial, John Isner, et à la paire redoutable numéro 1 mondiale, Bob et Mike Bryan. Malgré des efforts considérables de la part de tous, les USA ont été trop forts. Retour sur un week-end tout de même riche en émotion.

Les Français et les Américains en Coupe Davis

 Vendredi, Jo-Wilfried Tsonga ouvrait le bal. Opposé au remplacent de Mardy Fish, Ryan Harrison, le Français a réussi assez facilement à s'imposer sur le score de 7-5, 6-2, 2-6, 6-2 dans un match à faible intensité. De part et d'autre, l'adaptation à la surface a pris du temps, et on a assisté à de nombreuses fautes directes. Il apporte le premier point à la France dans cette Coupe Davis.
C'était ensuite au tour de Gilles Simon d'affronter le géant américain John Isner. Souvent critiqué pour n'avoir qu'un puissant service, le jeune homme a démontré le contraire dans un match à sens unique, où les coups droits gagnants fusaient les uns à la suite des autres. Gilles Simon, débordé dès le début du match, n'a pas ensuite réussi à se relever et s'incline en 3 sets 6-3 6-2 7-5. Au soir de cette première journée, la France et les États-Unis se retrouvent donc à un point partout, et le double du lendemain s'annonce décisif.

Samedi, c'est dans une ambiance de folie que les frères Bob et Mike Bryan, accompagnés de leur équipe au complet et de leur capitaine Jim Courrier, entrent sur le court, suivis de près par Mickaël Llodra et Julien Benneteau. Dès le début du match, les jumeaux semblent déjà bien supérieur à nos français, et ne commettront aucune erreur jusqu'à la fin. Nos bleus, quant à eux, n'auront jamais joué ensemble puisque Benneteau et ensuite Llodra subiront des baisses de régimes. Le score est sans appel : 6-4 6-4 7-6, et cela permet aux Américains de prendre l'avantage dans ce quart de finale.

Dimanche, l'enjeu est grand : les Français doivent absolument gagner leurs deux matchs en simple pour se qualifier pour les demi-finale de cette Coupe Davis. Comme le scande les supporters, c'est Jo-Wil qui dispute le premier match de la journée. Durant le premier set, on remarque à nouveau que l'américain possède un coup droit assez impressionnant, et que celui-ci fait beaucoup de mal au chouchou français. Le premier set se conclu sur le score de 6-3 pour Isner sans qu'il soit une seule fois inquiété sur son service. Le deuxième set est un peu plus serré entre les deux hommes, mais c'est encore une fois le géant de 2m06 qui parvient à le remporter au tie-break. Mais Jo se reprend dans la troisième manche et c'est au bout de 2h45 qu'il parvient enfin à prendre le service de son adversaire. Mais malgré ce bel exploit, le Français explose dans le quatrième set et ne résiste pas à la puissance américaine. John Isner finit par s'imposer 6-3 7-6 5-7 6-3 et permet à son équipe de se qualifier pour les demi-finale. Tsonga, lui, est attristé et passe une dizaine de minutes sur sa chaise, en plein désarroi, alors que ses coéquipiers tentent de le réconforter. Le public est lui aussi sous le choc, mais l'équipe américaine est euphorique.

Tsonga réconforté par Mickaël Llodra et son capitaine

A la fin de cette rencontre, le public entame alors un « Merci Guy » en hommage au capitaine de l'équipe de France, qui jouait là sa dernière Coupe Davis après 14 années de patience, de joies et de tristesses. Guy Forget prend le micro, et c'est avec une voix tremblante et des larmes plein les yeux que celui-ci s'adresse à ses joueurs, à son staf et au public. A côté, les joueurs, unis, ne peuvent s'empêcher de pleurer sous l'émotion. Jo-Wilfried Tsonga, la tête sous une serviette, semble inconsolable.

Le dernier match opposant Gilles Simon à Ryan Harrison n'est même pas retransmit, les joueurs ne sont pas tous présents et un tiers du public est absent. Mais malgré cet anonymat médiatique, le français sauve l'honneur en s'imposant 6-2 6-3, et même si le résultat ne peut être changé, la France peut quitter la compétition la tête haute.

Marion Pauzier


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