mercredi 21 mars 2012

Une nuit pour entrer dans la légende.

Sortie en salle le 14 mars dernier, Projet X suscite un peu plus chaque jour la curiosité du jeune public. Nima Nourizadeh et les producteurs de Very bad trip signent un nouveau film phénomène.
  


Pour tenter de se faire un nom dans le monde impitoyable du lycée, trois adolescents veulent organiser une soirée. Tout semblait se dérouler pour le mieux jusqu’à ce que l’ingérable et l’irrattrapable se mêlent aux invités.
Très vite, les protagonistes vont prendre conscience qu’entrer dans la « légende » peut se payer au prix fort.

             
Nima Nourizadeh nous livre un film qui ose tout. Entre fraîcheur et situations loufoques, cette comédie dégage une énergie imparable.  
Cette légèreté, souvent scandaleuse par un manque certain de scénarios et de morale, forge la réussite de Projet X.
Cette comédie, où l’insouciance est maître mot, façonne l’image d’une génération nouvelle, en perpétuelle quête de popularité.

Ce cinéma américain nous replonge, à nouveau, dans nos rêves d’adolescent. Une expérience à vivre impérativement entre amis, afin que l’effet soit optimal.
Un effet, d'ailleurs, renforcé par le choix d’acteurs encore inconnus et une mise en scène audacieuse (film vu à travers la caméra d’un adolescent) de façon à rapprocher la fiction de la réalité.
Une expérience à laquelle on adhère pendant un peu plus d’une heure et demi, avant que l’effet retombe et qu’on remette les pieds sur terre.

            Un film plaisant, à consommer sans modération.
Néanmoins, il ne faut pas s’installer au fond de son siège, préparé à voir un nouveau chef d’œuvre du 7ème art mais plutôt à se plonger dans un film rempli d’humour et situations décalées. 

Andréa Berenguer.

Montpellier décevant


Cet après-midi, Montpellier vient d'être éliminé par le Gazélec Ajaccio sur le score de 1-0 grâce à Bocognano.

Les Montpellierains dépassés par le Gazélec.


C'était bien la peine d'accabler Marseille... Mais cet après-midi, Montpellier ne valait pas bien mieux. Il faut bien le remarquer, la Coupe de France est bien une compétition hors du commun. Les clubs amateurs et professionnels se côtoient et on assiste souvent à de jolies surprises. Mais là, la jolie surprise fut gâchée par un match décevant de la part des Héraultais. Rien à dire sur la prestation du Gazélec bien entendu, qui a dominé pendant 90minutes. Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est le manque d'investissement, de lucidité, de précision et de mordant de la part de Montpellier. Comment en étant 2ème du championnat, presque assuré de jouer en ligue des Champions contre de grands clubs, les joueurs ont pu réaliser un tel match. Il faut le dire, étant Montpellieraine, mon chauvinisme a dominé pendant tout le match. Mais après le coup de sifflet final, je ne ressent pas de tristesse. Juste un sentiment d'humiliation.
Les choix tactiques faits par René Girard avant la rencontre n'étaient peut-être pas les meilleurs, et les changements effectués au cours du match ont été inefficaces. Un match peu agréable à regarder, avec un nombre impressionnant de fautes. Pas de soutien de supporters, pas d'entente entre les joueurs. Voilà le pauvre résumé d'une après-midi peu plaisante.

Marion Pauzier

Entre humour et simplicité : Sacha Goldberger


Ancien publicitaire devenu photographe, Sacha Goldberger fait des séries de photographies totalement folles et décalées. Si vous ne le connaissez pas encore c'est l'occasion!


Frederika dans le personnage de Mamika

La mamie la plus cool du monde

Fin 2010 Sacha Goldberger publiait un livre dans lequel il regroupait des séries photos avec Frederika, sa grand-mère âgée de 90 ans. Ces photos ce sont d'abord une histoire d'amour entre une grand-mère un peu comédienne et son petit fils photographe. Frederika incarne le personnage de Mamika ("petite mamie" en hongrois) une mamie cool, attachante et surtout pleine d'humour qui défie le temps.  
Dans une société où la jeunesse est la valeur suprême, où il est nécessaire de cacher ses rides, où on ment sans cesse sur notre âge, où les personnes âgées sont délaissées, l'ancien publicitaire a pu aborder différents sujets d'actualités. Mamika se met en scène avec beaucoup d'humour pour critiquer la vieillesse, la solitude et la sénilité, mais ce n'est pas tout ; elle véhicule aussi un message d'amour et d'espoir au travers de ces photos où elle pose avec énormément d'enthousiasme.
Ces mises en scènes à premières vues très joyeuses, nous montre que finalement la limite entre l'humour et la sénilité est tellement fine qu'elle en devient presque inexistante.
Grâce à Sacha Goldberger vous comprendrez enfin qu'il ne faut pas avoir peur des années qui défilent, la vieillesse ne doit pas être une entrave à la gaieté et à la joie de vivre. 


Jogging au Bois de Boulogne


"A bout de souffle"

Comparés à la folie de Mamika, ces clichés sont plus sobres. Et pourtant, la tendresse est toujours le maître mot de ces séries photographiques.
Sacha Goldberger a installé un studio photo extérieur dans le Bois de Boulogne. La raison? Photographier des coureurs en plein effort.  "Je voulais faire des portraits mais des portraits différents de ce que l’on voit d’habitude. [...] Je voulais montrer la différence entre un portrait naturel et un portrait où la personne prend la pose, et juste après un effort intense, il y a un instant où il n’est pas possible de poser, car on ressent trop de souffrance, et seul le côté animal apparaît." expliquait l'ancien publicitaire. Après un jogging et un petit sprint, le photographe a pu immortalisé ce moment d'effort intense. Joues écarlates, sueur, souffle coupé, ces personnes n'ont pas hésité à jouer le jeu et à se laisser photographier dans cet état. "J’ai eu l’idée de photographier des coureurs, alors mon équipe et moi nous sommes installés dans ce parc avec un décor et des spots, comme dans un vrai studio. Ensuite, j’ai arrêté des anonymes en train de courir et leur ai demandé s’il pouvait sprinter, parce que je ne voulais pas qu’il soit juste en sueur et un peu rouge, je voulais qu’il soit vraiment à bout de souffle."
Avec projet, Sacha a pu montrer "la différence entre notre côté naturel et brutal par rapport à notre façon de nous représenter en société"

Ces deux séries de clichés regroupent la même impression, celle du temps suspendu, d'un côté avec Mamika victime des années qui passent, de l'autre avec les coureurs du Bois de Boulogne avec des photos qui immortalisent leur effort intense.




Camille Arnaud


 http://www.sachabada.com/