samedi 24 mars 2012

Mélenchon suscite la crainte des autres candidats.



Le candidat Philippe Poutou, soutenu par Olivier Besançenot, accablé par l'abandon des ses partisants au profit de Jean-Luc Mélenchon.
             Jeudi dernier, dans une Tribune de Libération, les dirigeants du NPA appellent ses partisans à se rallier au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, lors du premier tour des élections présidentielles. Ils jugent que leur parti, mené par Philippe Poutou, est en train de prendre "le chemin de la marginalité".
Voyant le Front National de Marine Le Pen se rapprocher dangereusement du trio de tête, les ténors du NPA veulent essayer de le contrer en votant pour Jean-Luc Mélenchon, qui au contraire de François Hollande, candidat socialiste, se rapproche le plus des valeurs qu'ils défendent.
Selon eux, le programme du socialiste "s'inscrit dans le cadre de la gestion du capitalisme, ce qui signifie austérité à tous les étages".

            Voyant le candidat du NPA ne pas décoller dans les sondages, Olivier Bensançenot souhaite que Philippe Poutou reste dans la course aux présidentielles.
En effet, l'ancien candidat du LCR (renommé NPA en 2009) estime que Philippe Poutou "doit maintenir sa candidature avec laquelle le NPA prépare aussi les échéances futures".

Selon les derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait entre 10 à 14% des intentions de vote au premier tour, quand Philippe Poutou ne dépasserait pas les 1%.


Marine Le Pen "craint la manipulation".

            Dépassée pour la première fois depuis le début de la campagne par Jean-Luc Mélenchon, dans un sondage BVA vendredi, Marine Le Pen dénonce la "vision purement commerciale" et "les coups médiatiques" d'un "certain nombre" d'instituts de sondage.
Derrière le candidat du Front de Gauche, crédité de 14% des intentions de vote, la candidate du Front National (13%) appelle à ne pas croire à cette hypothèse.
Marine Le Pen a également ajouter qu'"un certain nombre d'instituts de sondage sont liés au delà du raisonnable à des partis politiques". A travers ces propos, elle vise l'Ipsos "dont chacun sait qu'il est très lié au PS"; ainsi que l'institut Ifop "dirigé par Laurence Parisot" "dont vous savez qu'elle me porte dans son coeur et la proximité qu'elle a avec Nicolas Sarkozy".
En effet, l'Ifop accorde généralement les meilleures intentions de vote pour la candidate frontiste.

            Enfin, lorsque les journalistes l'ont interrogée sur la posible réélection de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen craint la manipulation et le mensonge. Elle a finalement conclu que "certains Français sont naïfs et qu'ils ne peuvent pas imaginer qu'un homme qui a été à la tête de l'Etat pendant cinq ans puisse avoir un cynisme tel qu'il soit capable, à la virgule près, de réitérer des promesses qu'il n'a jamais tenues".

Andréa Berenguer.

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