| Des policiers sont toujours à la recherches d'indices dans l'appartement de Mohammed Merah. © Jean-Pierre Muller / AFP (Sur Lepoint.fr) |
Ce samedi matin, le frère de Mohammed Merah et sa compagne sont attendus en banlieue Parisienne: en effet, ils sont transférés dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste pour y poursuivre leur garde-à-vue.
La suite des évènements ...
Des journalistes ont aperçu un convoi de voiture quitter le commissariat de Toulouse mercredi matin, vraisemblablement pour commencer la garde à vue des proches de Mohammed Merah. Dans les cas concernant le terrorisme, la garde-à-vue peut être prolongée jusqu'à 96 heures, c'est à dire jusqu'à dimanche matin.
C'est donc à la SDAT (Sous-Direction Anti-Terroriste) que les deux personnes vont terminer leur garde à vue, le but principal étant de savoir si Abdelkader Merah aurait pu aider son frère, quels que soient les moyens, à préméditer et causer la mort de sept personnes. Ce transfert vers la capitale était prévu depuis vendredi (selon des sources judiciaires), et était indispensable puisque la justice Parisienne dispose d'une grande compétence anti-terrorisme.
Abdelkader Merah, un homme âgé de 29 ans, a déclaré n'avoir été au courant de rien, tandis que la police poursuit ses recherches sur la poudre trouvée dans son véhicule personnel et sur une éventuelle aide financière qu'il aurait fournie à son frère avant la tuerie.
Une famille instable
Après de longues heures de garde à vue, le frère de Mohammed Merah reste sur ses positions en affirmant qu'il n'était pas au courant de futurs agissements de son frère. Aucune information n'a été fournie pour le moment sur les éventuelles déclarations de sa compagne, elle aussi en garde-à-vue.
Abdelkader Merah est adepte d'un salafisme radical, c'est là que les enquêteurs se sont mis à penser qu'il aurait pu être le penseur de toutes ces tueries, ou qu'il aurait pu influencer son petit frère, psychologiquement instable et aux troubles presque bipolaires. Pour le moment, aucune preuve ne vient soutenir l'hypothèse des enquêteurs.
Enfin, les sources policières ont révélé qu'il s'agissait d'une famille très islamisée et aux troubles psychologiques presque Borderline, avec des disputes et des bagarres causés par des sujets légers, mais qui pouvaient avoir de graves conséquences au sein de la famille.
Manon Massaguen
Sources: Le point, Libération
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